Un atelier de réflexion de l'Université conventionnelle animé par Aurélie Ledoux

Séance du 16 décembre 2010, à la Maison des Associations, 8 rue du Général Renault, Paris XIème, 20h-22h. Entrée libre et gratuite.


Huitième séance: le spectacle du mal
(Photo extraite du film de George Romero, Zombie/Dawn of the Dead, 1978)

La séance consistera à reprendre la question de la représentation du mal sous un angle spécifique en s'interrogeant sur le plaisir propre à la représentation de l'horreur.

Car plaisir il y a, et même fascination. Comment donc rendre compte de l'intérêt qu'on peut éprouver à voir représenter l'horrible, jusqu'à l'insoutenable? Ou, en un mot, comment peut nous attirer ce qui nous répugne? C'est ce paradoxe que formulent des théoriciens du cinéma comme Noël Carroll (The Philosophy of Horror: Paradoxes of the Heart) à propos de l’attractivité particulière qu'exercent les films d'horreur. La jouissance du monstrueux peut ainsi être comprise comme la transgression carnavalesque des normes en vigueur. Mais c'est en ce point que le paradoxe se fait ambiguïté, car la transgression le temps d'un film est peut-être moins une critique de l'ordre établi qu'une manière d'évacuer l'anormalité et de célébrer le retour à l'ordre social.


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Aurelie Ledoux
Rédigé par Aurelie Ledoux le Dimanche 28 Novembre 2010 à 20:32

Séance du 18 novembre 2010, au lycée Dorian, salle B10, 74 avenue Philippe Auguste, Paris XIème, 20h-22h. Entrée libre et gratuite. (La version audio du cours est téléchargeable au pied de la présente note.)


Septième séance: "L'expressionnisme allemand était-il nazi?"
Cette séance examinera la thèse que soutient Siegfried Kracauer, critique et théoricien allemand du cinéma, dans son ouvrage De Caligari à Hitler (1947).

Partant de l'idée que le contenu et l’évolution des films ne sont pleinement compréhensibles qu'en relation avec les schémas psychologiques de la société qui les produit, Kracauer se propose de faire, au-delà de l'histoire manifeste des changements économiques et politiques, "l'histoire secrète du peuple allemand". Plus que tout autre art, le cinéma donnerait à voir les valeurs morales et politiques d’un peuple. Du Cabinet du Dr Caligari de Robert Wiene (1919) aux films de propagande nazis, il s'agit donc d'analyser le cas extrême mais exemplaire de cette approche: celui de la société allemande de l'entre-deux-guerres, dont le cinéma expressionniste exprimerait le basculement dans le nazisme.

art_et_politique_7.mp3 art et politique-7.mp3  (195.94 Mo)

Aurelie Ledoux
Rédigé par Aurelie Ledoux le Dimanche 14 Novembre 2010 à 16:28