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  <title>Distinctions élémentaires</title>
  <description><![CDATA[un atelier de philosophie de l'Université conventionnelle animé par Jean-Michel Muglioni]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-02-11T04:43:48+01:00</dc:date>
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  <itunes:subtitle>un atelier de philosophie de l'Université conventionnelle animé par Jean-Michel Muglioni</itunes:subtitle>
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  <itunes:author>Jean-Michel Muglioni</itunes:author>
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   <itunes:email>fredericdupin@yahoo.fr</itunes:email>
   <itunes:name>Jean-Michel Muglioni</itunes:name>
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   <title>Croire et savoir, une superstition de la science? (15 décembre 2010)</title>
   <pubDate>Wed, 15 Dec 2010 11:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Michel Muglioni</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Séances]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   
La séance aura lieu au lycée Dorian, le 15 décembre 2010, de 19h30 à 21h30. L'entrée est libre et gratuite.     <div>
      Nous considérons un exemple de connaissance scientifique afin de voir quelle différence il y a entre comprendre et répéter des résultats qu’on ne comprend pas véritablement. Cette distinction paraît aller de soi : elle paraît si simple qu’on pourrait croire d’abord qu’elle ne présente aucun intérêt.        <br />
              <br />
       Qu’avons-nous vu ? Ignorer les raisons de l’hypothèse selon laquelle la terre se meut autour du soleil et se contenter d’opposer géocentrisme et héliocentrisme, interdit de comprendre quel rapport il y a entre cette hypothèse et ce qu’on voit s’il regarde le ciel. Connaissant le résultat sans la démarche on est totalement étranger au monde que cette hypothèse permet de connaître. J’ai soutenu que si cela n’est pas appris dans les écoles, ce n’est pas par accident mais parce qu’il n’y a pas la volonté d’instruire.        <br />
              <br />
       Nous avons aussi montré l’enjeu de la compréhension de cet exemple – il est si l’on veut « trop exemplaire » par son importance historique – à savoir la transformation radicale du sens de notre rapport au monde : le passage d’un monde clos à un univers infini (comme le dit le titre d’Alexandre Koyré), la transformation aussi du sens de la géométrie dans la pratique de l’astronomie.       <br />
       Pour plus de clarté et pour faire comprendre mon insistance sur un travail qui porte sur des notions élémentaires et qui parait inutile aux « savants », je vais suivre pour ce dernier cours avant Noël les analyses de <a class="link" href="http://www.univ-conventionnelle.com/L-instruction-doit-aussi-avoir-pour-objet-de-premunir-contre-l-erreur_a216.html">Condorcet</a> et de <a class="link" href="http://www.univ-conventionnelle.com/Une-superstition-de-la-science_a214.html">Simone Weil.</a>       <br />
              <br />
       Tous deux ont une haute idée de la science, pour tous les deux, savoir, c’est comprendre. Condorcet en tire la conséquence que l’enseignement de la physique est essentiel pour délivrer les hommes de la superstition, du cléricalisme dont elle fait le jeu, et du despotisme auquel superstition et cléricalisme aboutissent inévitablement. Mais aussi qu’une école qui apprend à croire même les vérités utiles ne peu faire que des esclaves.        <br />
              <br />
       Simone Weil, 140 ans plus tard, <a class="link" href="http://www.univ-conventionnelle.com/Balthazar-Claes_a215.html">en élève d’Alain,</a> voit dans la communauté scientifique une nouvelle forme de clergé et dans la science une nouvelle superstition. Alors s’en est fini de l’espoir soulevé par la révolution française de libérer le peuple par l’instruction.        <br />
              <br />
       Peut-être le tour qu’a pris la recherche scientifique - rappelons-nous le mot de Brochard cité au début de l’année : « il faut bien en convenir, dans les sciences de la nature, nous savons sans comprendre » - est-il le principe de l’abandon chez nous de l’instruction publique.       <br />
              <br />
       <b>Notes</b>       <br />
              <br />
       Pour travailler les textes d'Alain, de Condorcet et de Simone Weil qui seront commentés en cours, suivez les liens dans la présente notice!       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:author>Jean-Michel Muglioni</itunes:author>
   <link>http://www.univ-conventionnelle.com/distinctions/Croire-et-savoir-une-superstition-de-la-science-15-decembre-2010_a23.html</link>
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   <title>La révolution copernicienne (2), le 24 novembre 2010</title>
   <pubDate>Fri, 19 Nov 2010 11:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Michel Muglioni</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Séances]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   
La séance aura lieu au lycée Dorian, le 24 novembre 2010, de 19h30 à 21h30. L'entrée est libre et gratuite.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.univ-conventionnelle.com/distinctions/photo/art/default/2491778-3504509.jpg" alt="La révolution copernicienne (2), le 24 novembre 2010" title="La révolution copernicienne (2), le 24 novembre 2010" />
     </div>
     <div>
      <b>Rappel du cours du 10 novembre</b>       <br />
              <br />
       Nous avons commencé une réflexion sur la révolution copernicienne pour montrer quelle différence il y a entre un savoir réellement compris et un pseudo-savoir. Ce faux savoir est le nôtre lorsque nous répétons les résultats d’une science sans être capables d’en rendre raison.       <br />
              <br />
       Premier exemple traité : dire qu’avec Copernic et Galilée, on passage du géocentrisme à l’héliocentrisme risque faire contre sens. Il n’est pas vrai que cette découverte, du moins telle qu’elle a été comprise à partir de Galilée, se réduise à un changement de centre : il en résulte au contraire qu’il n’y a plus de centre du monde. La signification de la position centrale du soleil dans ce qu’on appelle le système solaire n’a rien de commun avec la position centrale de la terre dans l’astronomie et les cosmologies antiques et médiévales.        <br />
       Cf. <a class="link" href="http://www.univ-conventionnelle.com/distinctions/Textes-pour-le-10-et-24-novembre_a21.html">la célèbre pensée de Pascal dans la page des citations.</a>       <br />
              <br />
       Du même coup, nous l’avons vu, le rapport de l’homme au monde est complètement bouleversé (et certes ce qui est présenté ainsi comme une rupture brusque n’a pu être accompli qu’en plusieurs siècles : les conséquences de cette « révolution » ne sont pas apparues toutes en même temps).       <br />
              <br />
       <b>Annonce pour le 24 novembre</b>       <br />
              <br />
       Je vais le 24 novembre revenir sur la transformation du rapport de l’homme au monde qui résulte de la nouvelle astronomie. Nous avons déjà vu qu’elle abolit la différence du céleste et du terrestre : le ciel perd son caractère divin et n’est plus fait que de feux et de terres, comme le disaient les matérialistes antiques, Démocrite ou Epicure. L’astronomie peut maintenant devenir une astrophysique.        <br />
              <br />
       Pour remplir le programme annoncé, qui est de comprendre pour quelles raisons les astronomes ont fini par trouver le géocentrisme insuffisant, et sur quoi se fonde la nouvelle astronomie, il faudra rappeler quelques éléments simples de cosmographie : que voit-on lorsqu’on regarde le ciel la nuit ? Et comment a-t-on pu se repérer au milieu de tant de point lumineux, et suivre leurs mouvements ? Il faut l’œil et la géométrie.       <br />
              <br />
       La description du ciel et la découverte de l’ordre et de la régularité qui y règnent ont permis de s’étonner du désordre et de l’irrégularité du mouvement des quelques astres qu’on a pour cette raison appelé planètes, ce qui veut dire en grec « errant ». Alors se pose le problème du mouvement des planètes.       <br />
              <br />
       Nous esquisserons la solution de ce problème donnée par Ptolémée (et les épicycles qui avaient déjà été proposés par Hipparque) et nous reviendrons sur le sens de l’astronomie antique à partir de quelques mots célèbres de Simplicius (voir la page des citations).       <br />
       Alors nous pourrons passer à Copernic et Galilée. Pour cela nous partirons des quelques lignes d’Alain qui figurent aussi dans la liste des citations mise en ligne. C’est à partir delà que nous comprendrons pourquoi on en est venu à dire que la terre elle-même était une planète et qu’elle tournait autour du soleil.       <br />
              <br />
       Un rapide examen de la découverte des phases de Venus nous permettra de bien comprendre quel changement a lieu alors dans le sens même des mathématiques. La géométrie n’est pas du tout utilisée par Galilée comme par les astronomes antiques. Nous aurons donc (mais sans doute une autre fois, à voir comment ce nouvel usage des mathématiques a permis la naissance de la physique moderne, expérimentale parce que mathématique).       <br />
              <br />
       Nous examineront les tenants et les aboutissants de l’invention par Galilée de la lunette astronomique.       <br />
       Il conviendra aussi de voir comment le principe de l’inertie signifie lui aussi l’éclatement du monde.       <br />
       Nous examinerons à très gros traits les conséquences de cette révolution dans le rapport de l’homme au monde sur son orientation : car notre orientation dans le temps et dans l’espace repose sur ce que nous voyons dans le ciel. L’orient, c’est le point du ciel où le soleil se lève : il faut le soleil, le jour, et les étoiles la nuit, pour s’orienter dans l’espace. La régularité du mouvement des astres permet seule de constituer un calendrier qui rythme la vie des travaux et des fêtes, de l’économie et de la politique. Il est donc inévitable qu’un bouleversement dans la conception astronomique de l’univers entraîne un bouleversement dans l’orientation de l’homme dans le monde – et peut-être même ce bouleversement le désoriente-t-il, puisque c’en est fini, nous l’avons déjà vu, mais très vite, de la « sagesse du monde ». Il est devenu impossible de trouver dans le monde compris comme cosmos, c’est-à-dire ordre et beauté, le modèle pour l’âme et la cité de l’ordonnance et de l’harmonie qui fait leur bonheur.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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 	<itunes:author>Jean-Michel Muglioni</itunes:author>
   <link>http://www.univ-conventionnelle.com/distinctions/La-revolution-copernicienne-2--le-24-novembre-2010_a22.html</link>
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   <title>Croire et savoir, suite : la révolution copernicienne (10 novembre 2010)</title>
   <pubDate>Tue, 09 Nov 2010 16:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Michel Muglioni</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Séances]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   
Cette onzième séance, seconde de la deuxième année, aura lieu le mercredi 10 novembre de 19h30 à 21h30, au lycée Dorian, l'entrée est libre et gratuite.     <div>
      La discussion qui a suivi la première séance a permis de voir que la distinction élémentaire que j’ai tâché d’élucider (entre connaissance rationnelle et connaissance par ouï-dire) mettait enjeu une idée de la raison et du savoir et donc toute la philosophie.       <br />
              <br />
       Une intervenante a judicieusement rappelé qu’il n’y a pas d’enseignement sans la confiance des élèves en leur maître. J’avais dit en effet que comprendre est d’un autre ordre que croire quelqu’un parce qu’on lui fait confiance : je ne voulais pas dire que toute confiance se réduise à croire quelqu’un sans être capable de juger par soi-même du bien fondé de ses propos. Ainsi suivre un guide en montagne, c’est lui faire confiance, mais il faut bien que nous marchions nous-mêmes et que nous nous assurions que le sol nous porte, ce n’est pas la même chose qu’être porté par le guide : de même l’enfant qui suit une leçon fait confiance et emboîte en ce sens le pas de son maître, mais c’est bien lui qui avance en fonction de ce qu’il comprend. Il faut donc distinguer la confiance en effet nécessaire de l’apprenti, et la confiance aveugle du perroquet dont je parlais. Ce qui rejoint le propos d’un autre intervenant qui insistait sur le caractère critique d’un savoir dont la constitution suppose le dialogue.       <br />
       Mon propos reposait en partie sur l’exemple des mathématiques les plus élémentaires. Or il est vrai que tout ne se réduit pas à l’ordre des raisons de la géométrie (il y a des connaissances empiriques comme l’histoire ou la géographie) : eh bien qu’on ne noie pas les apprentis dans un fatras d’informations et qu’on se contente de donner les éléments qui lui permettront de se repérer et de juger, par exemple la chronologie en histoire et les cartes en géographie.       <br />
              <br />
       Il est vrai aussi que dans le cadre de la recherche scientifique, comme l’a indiqué un intervenant lui-même chercheur, il est inévitable d’utiliser des résultats dont on ne peut pourtant rendre raison. Grâce à cet intervenant nous avons pu voir qu’alors il fallait formuler une autre idée de la recherche scientifique que l’idée de science dont je partais avec les Anciens. Enjeu considérable, dont je propose ici seulement une autre formulation : ce que j’appelle science se nommerait aujourd’hui culture scientifique, et notre chercheur nous a dit que parmi ses collègues étrangers certains ne parvenaient pas à en comprendre l’intérêt. La question est aussi de savoir dans quelle mesure, l’ensemble des recherches scientifiques constituant un ensemble de savoirs que personne ne peut embrasser, on peut encore parler de science faute de point de vue encyclopédique – terme alors rappelé par Frédéric. C’est un point sur lequel il faudra revenir, comme sur la question de savoir ce qu’est la nature d’un savoir seulement empirique (et même si un tel savoir est possible).       <br />
              <br />
       Distinguer connaissance rationnelle et connaissance par ouï-dire, ce n’est pas refuser de prendre en compte des connaissances qu’on ne maîtrise pas de part en part – ce qui au demeurant rendrait la vie impossible – mais c’est jurer de ne pas prendre en soi-même pour « scientifique » ce qu’en réalité on ne comprend pas vraiment, et ainsi se garder de cette sorte de superstition qui fait admettre n’importe quoi sans jugement, au point que les vérités scientifiques s’imposent alors comme celles de la foi et de ses mystères. Mais la foi au moins ne se donne pas comme scientifique ! Nous avons donc pu comprendre que l’enjeu de notre distinction était aussi politique et morale : si l’école a pour finalité la liberté des esprits, elle n’a pas à être obsédée par la recherche scientifique mais à veiller à instruire les enfants, c’est-à-dire à leur apprendre à penser.       <br />
              <br />
       Je vais le mercredi 8 novembre poursuivre cette réflexion par l’étude d’un exemple : ce qu’il est convenu d’appeler la révolution copernicienne. Je voudrais monter qu’à peu de frais il est possible d’en comprendre le principe ainsi que l’enjeu – tout une représentation du monde se trouve en effet bouleversée –, au lieu que répéter sans savoir ce qui permet de dire que la terre tourne autour du soleil est non seulement peu intelligent, mais conduit inévitablement à de graves contresens. Je soutiens qu’il est possible avec de jeunes élèves de montrer quel rapport il y a entre l’hypothèse copernicienne et ce qu’ils voient lorsqu’on leur a appris à regarder le ciel.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Cette onzième séance, seconde de la deuxième année, aura lieu le mercredi 10 novembre de 19h30 à 21h30, au lycée Dorian, l'entrée est libre et gratuite.]]></itunes:subtitle>
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 	<itunes:author>Jean-Michel Muglioni</itunes:author>
   <link>http://www.univ-conventionnelle.com/distinctions/Croire-et-savoir-suite-la-revolution-copernicienne-10-novembre-2010_a20.html</link>
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   <title>Reprise de l'atelier, séance du 13 octobre 2010</title>
   <pubDate>Sat, 09 Oct 2010 13:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Michel Muglioni</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Séances]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette dixième séance de l'atelier de distinctions élémentaires, et première de l'année 2010-2011 se déroulera le mercredi 13 octobre de 19h30 à 21h30, en salle B10, au lycée Dorian, 74 avenue Philippe Auguste, Paris 11ème.     <div>
      CONNAISSANCE PAR OUÏ-DIRE ET COMPREHENSION PERSONNELLE :        <br />
              <br />
       UN EXEMPLE DE DISTINCTION ELEMENTAIRE CONSIDERABLE QUOIQUE EN APPARENCE INSIGNIFIANT.       <br />
              <br />
              <br />
       Les philosophes qui passent pour les plus difficiles ont pris la peine de s’arrêter parfois assez longuement sur des distinctions élémentaires qui paraissent aller de soi et ne pas mériter qu’on les médite. Nous allons lors de cette première séance réfléchir sur la différence qu’il y a entre connaissance par ouï-dire et connaissance rationnelle. Quelles sont les conséquences d’une telle distinction ?        <br />
              <br />
       Nous n’en envisagerons que quelques unes tant elles sont considérables.       <br />
              <br />
       Réfléchissez avant de venir au lycée Dorian à ceci : que penserait-on d’un homme qui dirait qu’il croit que 2+2 font 4 parce qu’on le lui a dit, mais qui n’aurait jamais compris ce que cela voulait dire ? Ou bien considérerait-on comme un mathématicien celui qui pourrait réciter un théorème sans savoir quelles sont les raisons qui ont permis de le conclure ?        <br />
              <br />
       Ne confondons pas ce que nous « savons » parce que nous faisons confiance à celui qui nous l’a dit ou au livre où « c’est écrit », et ce que nous savons d’un savoir qui seul mérite le nom de savoir, et qui repose donc sur le jugement personnel et libre, sur la libre compréhension d’un contenu de vérité.       <br />
       Où l’on voit que le progrès des sciences ne nous a pas nécessairement délivré d’une manière servile de croire qui fait souvent de la religion un esclavage, puisqu’il nous arrive d’admettre nombre de « résultats » que nous disons « scientifiques » quoique, en réalité, nous n’en « sachions » rien. Et beaucoup vont  jusqu’à confondre information et connaissance, jusqu’à croire qu’une « banque de données » rend savants !        <br />
              <br />
       Et donc « osons savoir » : osons ne tenir chacun en nous-mêmes pour un savoir que ce dont nous sommes capables de rendre raison, ce que nous comprenons réellement : la philosophie est d’abord la décision d’être responsable de ses propres pensées. « <span style="font-style:italic">Sapere aude</span> : ose savoir, aie le courage de te servir de ton propre entendement, telle est la devise des Lumières. » (Kant, <span style="font-style:italic">Réponse à la question : qu’est-ce que les Lumières </span>1784).       <br />
              <br />
       <b>Nous méditerons donc pour commencer la distinction élémentaire qu’il convient de faire entre connaissance par ouï-dire et connaissance rationnelle. </b>       <br />
              <br />
       AVIS AUX LECTEURS       <br />
              <br />
       Lisez ensemble<span style="font-style:italic"> l’Apologie de Socrate</span> de Platon et la première partie du <span style="font-style:italic">Discours de la méthode </span>de Descartes. Faites le parallèle entre l’ignorance socratique – Socrate interrogeant les athéniens et découvrant que leurs prétendus savoirs ne sont pas de savoirs, et l’histoire de ses pensées par laquelle Descartes introduit sa méthode, ayant découvert que tout ce qu’il a cru être un savoir n’était au fond que préjugé.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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