Un atelier de réflexion de l'Université Conventionnelle animé par Aurélie Ledoux

Présentation de l'atelier

Cette séance aura lieu le mercredi 16 mai 2012, de 20h à 22h, à l'EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12). L'entrée est libre et gratuite.




Cette séance aura lieu le mercredi 4 avril 2012, de 20h à 22h, à l'EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12). L'entrée est libre et gratuite.


La perspective (04/04/2012)

Le Portillon, d'Albrecht Dürer (1525)

histoire_de_l__art__3_.mp3 histoire de l'art (3).mp3  (27.12 Mo)



La séance aura lieu le mercredi 8 février 2012, de 20h à 22h, à l'EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12). L'entrée est libre et gratuite.


L'art grec ou le complexe de Zeuxis (08/02/2012)
Comme nous l'avions formulé lors de la séance précédente, on s'accorde à dire que l'art grec constitue comme une révolution du regard. La représentation s'y ferait "imitation" (mimesis), ne conférant pas simplement à l'art un nouvel épisode de son histoire mais la condition même de son historicité. Cet idéal mimétique est mis en scène dans de nombreuses anecdotes antiques, à commencer par celle du duel entre Zeuxis et Parrhasios, rapportée par Pline et reprise des siècles plus tard par Hegel pour montrer l'absurdité d'un art dont la fin dernière ne serait que de concurrencer la nature par une imitation parfaite.

Ce cours a pour objectif d'interroger ce que l'on présente habituellement comme une rupture mais qui doit pourtant être compris à partir d'une série d'évolutions progressives. Aussi ce qui fait la césure est moins à chercher dans les oeuvres que dans leur changement de fonction.

Pour avoir accès aux images des oeuvres commentées pendant le cours, il suffit de télécherger le fichier Powerpoint ci-dessous.

histoire_de_l__art__2_.mp3 histoire de l'art (2).mp3  (38.62 Mo)



uc_art_2_1.ppt uc_art_2.ppt  (7.47 Mo)


Cette première séance aura lieu le mercredi 25 janvier 2012, de 20h à 22h, à l'EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12). L'entrée est libre et gratuite.


Dessin de Daniel Brustlein, dit "Alain"
Dessin de Daniel Brustlein, dit "Alain"

On reconnaît traditionnellement deux actes de naissance à l'histoire de l'art: L'Histoire naturelle de Pline l'Ancien et Les Vies (Le Vite) de Vasari. Voulant témoigner des artistes de leur temps, Pline et Vasari ont le même geste fondateur qui consiste, en attribuant à chacun ce qui lui revient, à rendre compte d'un progrès dans la maîtrise de la représentation et, par conséquent, à transformer l'hommage descriptif en écriture historique: les oeuvres dignes de mémoire sont celles qui rendent la ressemblance plus parfaite.

Mais, dès lors, cette histoire est indissoluble, dans sa genèse même, d'une conception bien déterminée de l'art: l'histoire de l'art n'a de sens que parce que celui-ci est défini par une finalité mimétique et que l'imitation des apparences sensibles est susceptible de perfectionnement. C'est pourquoi les écrits de Vasari sont moins une juxtaposition de biographies que le dessin d'une ligne de progrès où l'invention des procédés artistiques fait figure de grande entreprise collective.

On objecterait cependant à bon droit que cette histoire de l'art se résume alors à une histoire des techniques: les oeuvres du passé ne sont plus que les témoignages de ce qui a été dépassé. Pourtant, si c'était le cas, l'intérêt que l'on porte à un tableau de Léonard de Vinci ou de Rembrandt ne se distinguerait pas de celui que nous éprouvons devant des vitrines de silex, de hâches gauloises ou à l'exposition des premières machines à vapeur. En voulant penser ainsi l'historicité de l'art, on perd ce qui fait l'art même: on élimine l'idée de création au profit d'une réussite formelle qui dissout la spécificité de la notion d'art.

Mais inversement, si on veut penser l'art comme un pur acte de création, le contexte perd toute pertinence et, avec lui, c'est la notion même de style qui devient incompréhensible. Pourtant, le style est si étroitement lié à ce qu'est une oeuvre artistique qu'il est inexact de dire que nous voyons simplement un paysage ou un portait: nous voyons un paysage hollandais ou un paysage chinois, un portrait de la Renaissance italienne ou un portrait cubiste. Or l'idée de style implique qu'il y a ait non seulement des limites à ce que peut la créativité de l'artiste, mais même des limites communes, c'est-à-dire une périodisation. Si l'art n'était que l'expression d'une vision personnelle, il n'y aurait pas d'histoire de l'art.



histoire_de_l__art__1_.mp3 histoire de l'art (1).mp3  (152.77 Mo)





Pour avoir accès aux images des oeuvres commentées pendant le cours, il suffit de télécharger le fichier Powerpoint ci-dessous.

uc_art_1.ppt UC_art_1.ppt  (6.73 Mo)


Présentation de l'atelier

Réflexions sur l'histoire de l'art


En quoi est-il audacieux de peindre comme John Constable le gazon en vert ? 

Que révèlent des lithographies de la cathédrale de Chartres sur leur auteur ? 

Pourquoi Les Ménines de Vélasquez ont-elles fait couler autant d’encre ? 

Pourquoi les planches d’histoire naturelle représentent des rhinocéros aussi peu exacts ? 

En quoi l’art grec fut-il « révolutionnaire » ? 

Est-il exact de dire que la perspective est née au Quattrocento ? 


Ce sont ces questions, volontairement jetées en vrac, et bien d’autres encore, que ce cours examinera, usant de l’histoire de l’art non comme d’un réservoir d’anecdotes érudites mais plutôt comme d’un moyen de comprendre ce qui, essentiellement, est en jeu dans l’art.