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Un atelier de lecture de l'Université conventionnelle animé par Frédéric Dupin
Notice du cours (2009-2010)
Présentations de l'atelier
"La République de Platon est devenue proverbiale, comme exemple prétendu frappant d'une perfection imaginaire qui ne peut avoir son siège que dans le cerveau d'un penseur oisif..." Kant
L'année précédente a été essentiellement dominée par l'idée morale de justice. Nous étions en effet parti du mythe de Gygès pour jeter un éclairage suffisant sur nos morales communes, faites d'expédients et de transactions plus ou moins inavouables. Céphale, Polémarque, Thrasymaque, les différents interlocuteurs du livre I de la République, nous sont ainsi apparus comme autant de moments de nos propres débats intérieurs, quoique toujours en deça du problème véritable de la justice, en deçà de la question de principe qui la constitue. Qu'au fond les calculs de l'économie ou du pouvoir ne nous apprennent rien sur le juste et l'injuste, c'était ce qu'il fallait comprendre en restituant la faiblesse indépassable des demi-arguments qui résument nos opinions courantes. Cette leçon de morale n'en était pas une, ou plutôt, pouvait-elle être comprise comme une leçon de défiance à l'égard de soi-même.
Poursuivant ce détour, et en cela fidèle à la voie que trace Socrate dans l'ouvrage, nous occuperons cette année à une réflexion sur le sens politique de la justice. Socrate n'invite-t-il pas en effet à regarder la cité comme une image agrandie de l'âme humaine, et ainsi à juger de nos vices et de nos vertus par celles de l'organisation sociale? Mais que peut bien nous apprendre sur nous-mêmes les histoires de paysans, de cordonniers et de gardiens qui absorbent bientôt les participants du dialogue? Nous chercherons ainsi d'abord à éclairer le sens de ce détour avant d'avancer dans la construction abstraite de l'idée de cité parfaite, cité idéale, qui en cela, sera la cité vraie ; la seule réelle. Nous avancerons ainsi progressivement dans les livres II à V où se développe avec le plus de netteté cette interrogation, avant que les livres centraux n'aborde la question cruciale de l'éducation du philosophe.
Ce blog accueillera les différentes séances : il renverra, le cas échéant, aux textes étudiés mis en ligne sur le site principal de l'Université conventionnelle.
Poursuivant ce détour, et en cela fidèle à la voie que trace Socrate dans l'ouvrage, nous occuperons cette année à une réflexion sur le sens politique de la justice. Socrate n'invite-t-il pas en effet à regarder la cité comme une image agrandie de l'âme humaine, et ainsi à juger de nos vices et de nos vertus par celles de l'organisation sociale? Mais que peut bien nous apprendre sur nous-mêmes les histoires de paysans, de cordonniers et de gardiens qui absorbent bientôt les participants du dialogue? Nous chercherons ainsi d'abord à éclairer le sens de ce détour avant d'avancer dans la construction abstraite de l'idée de cité parfaite, cité idéale, qui en cela, sera la cité vraie ; la seule réelle. Nous avancerons ainsi progressivement dans les livres II à V où se développe avec le plus de netteté cette interrogation, avant que les livres centraux n'aborde la question cruciale de l'éducation du philosophe.
Ce blog accueillera les différentes séances : il renverra, le cas échéant, aux textes étudiés mis en ligne sur le site principal de l'Université conventionnelle.
Frédéric Dupin
Rédigé par Frédéric Dupin le Mercredi 14 Octobre 2009 à 18:56
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