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Un atelier de lecture de l'Université conventionnelle animé par Frédéric Dupin
La séance se déroulera au lycée Dorian, de 20h à 22h. L'entrée est libre et gratuite.
Nous abordons ici la "deuxième vague", le deuxième paradoxe, qui ouvre le livre V de la République. Après avoir défendu l'égalité des sexes dans la communautés des gardiens, Socrate s'attaque en effet à une idée encore plus délicate : la famille. La séance s'attachera à éclairer les arguments platoniciens, mais aussi à interroger plus largement l'idée de famille. Nous devrons donc évaluer ce qu'on a pu appeler l'eugénisme platonicien à l'aune du problème général posé par l'hérédité et l'institution familiale.
On se souvient d'abord que l'idée platonicienne d'égalité entre les sexes résultait moins d'une reconnaissance de l'égalité et de la dignité des individus (conception moderne au fond) mais dans l'indifférence de l'Etat à tout ce qui, dans les sujets, ne relève pas de leur utilité et de leur fonction sociale. Ce mépris de la République pour la singularité individuelle, Socrate le porte désormais un cran plus loin en ne regardant la famille que comme le lieu où s'élabore des citoyens. La communauté des femmes et des enfants sera donc proposé comme une "rationalisation" d'une production des plus importantes : la production d'êtres humains pour la République. Cette dernière apparaît à Socrate comme bien trop importante, trop décisive à la pérennité de l'Etat, pour la laisser à l'arbitraire des individus ou aux hasards des passions. L'exemple des croisements animaux laisse en outre penser qu'une attention scrupuleuse aux naissances pourrait permettre une amélioration sensible de la vertu des citoyens...
Faut-il prendre tout cela au sérieux? Faut-il se récrier de pareilles idées? Nous nous le demanderons en nous autorisant un détour final par Auguste Comte et l'eugénisme "moral" du Système de politique positive.
On se souvient d'abord que l'idée platonicienne d'égalité entre les sexes résultait moins d'une reconnaissance de l'égalité et de la dignité des individus (conception moderne au fond) mais dans l'indifférence de l'Etat à tout ce qui, dans les sujets, ne relève pas de leur utilité et de leur fonction sociale. Ce mépris de la République pour la singularité individuelle, Socrate le porte désormais un cran plus loin en ne regardant la famille que comme le lieu où s'élabore des citoyens. La communauté des femmes et des enfants sera donc proposé comme une "rationalisation" d'une production des plus importantes : la production d'êtres humains pour la République. Cette dernière apparaît à Socrate comme bien trop importante, trop décisive à la pérennité de l'Etat, pour la laisser à l'arbitraire des individus ou aux hasards des passions. L'exemple des croisements animaux laisse en outre penser qu'une attention scrupuleuse aux naissances pourrait permettre une amélioration sensible de la vertu des citoyens...
Faut-il prendre tout cela au sérieux? Faut-il se récrier de pareilles idées? Nous nous le demanderons en nous autorisant un détour final par Auguste Comte et l'eugénisme "moral" du Système de politique positive.
Republique (3)-3.mp3
(224.22 Mo)
Frédéric Dupin
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