L'égalité des chances à l'école? jeudi 24 mars 2011
Frédéric Dupin | Dimanche 20 Mars 2011
La séance aura lieu au lycée Dorian, 74 avenue Philippe Auguste, de 20h à 22h. Elle sera animée par Frédéric Dupin. L'entrée est libre et gratuite.
La notion d’égalité des chances est devenue incontournable lorsqu’on s’aventure à parler d’école aujourd’hui ; il n’est pas sûr pour autant que son sens soit bien clair, ni qu’il contribue à la compréhension de ce que doit être encore l’école républicaine.
Notre analyse entendra ainsi d’abord clarifier des termes souvent employés à tort et à travers : « école de la réussite », « méritocratie » , « ascenseur social » etc., afin de nous dégager de certaines habitudes de penser.
Non, en effet, l’école n’est pas, en tant que telle, l’instrument privilégié du classement social ! Et la pensée de l’école n’a ni vocation à se réduire à une critique stérile de la sempiternelle « reproduction », ni a prendre la roue de la « formation tout au long de la vie » au nom de l’ouverture des carrières.
Car parler d’égalité des chances à l’école, c’est peut-être d’abord s’interroger sur les liens et les devoirs réciproques qui associent l’école à la société, en sorte qu’une instruction républicaine ne consisterait pas à adouber des parvenus tandis qu’on endort les déclassés, mais à juger tous les œuvres et tous les travaux à l’aune de l’exigence critique et de la pensée libre.
Notre analyse entendra ainsi d’abord clarifier des termes souvent employés à tort et à travers : « école de la réussite », « méritocratie » , « ascenseur social » etc., afin de nous dégager de certaines habitudes de penser.
Non, en effet, l’école n’est pas, en tant que telle, l’instrument privilégié du classement social ! Et la pensée de l’école n’a ni vocation à se réduire à une critique stérile de la sempiternelle « reproduction », ni a prendre la roue de la « formation tout au long de la vie » au nom de l’ouverture des carrières.
Car parler d’égalité des chances à l’école, c’est peut-être d’abord s’interroger sur les liens et les devoirs réciproques qui associent l’école à la société, en sorte qu’une instruction républicaine ne consisterait pas à adouber des parvenus tandis qu’on endort les déclassés, mais à juger tous les œuvres et tous les travaux à l’aune de l’exigence critique et de la pensée libre.
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