Un atelier de lecture de l'Université conventionnelle animé par Nicolas Franck

Cette séance aura lieu le jeudi 16 juin à 19h30 au Lycée Dorian.
Comme d'habitude, l'entrée est libre et gratuite, dans la limite des places disponibles.


La séance prévue le 1er juin, début du pont de l'Ascension, est déplacée au 16.
Le programme est inchangé.

Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Mercredi 8 Juin 2011 à 20:47

Mercredi 1er juin 2011 de 19h30 à 21h30, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur le chapitre 8 du livre IV du Contrat Social.


Une société politique ne peut-elle se passer de religion?
Le Contrat Social se clôt sur un étrange chapitre, intitulé "De la Religion Civile", qui définit ce quo'n a pu appeler une religion laïque, quelquefois assimilée au patriotisme. Cette religion n'est pourtant pas seulement politique et immanente, puisqu'elle demande d'accepter comme dogmes "l'existence de la Divinité puissante, intelligente, bienfaisante, prévoyante et pourvoyante, la vie à venir, le bonheur des justes, le châtiment des méchants, la sainteté du Contrat social et des Lois".

Comme souvent Rousseau déconcerte tout le monde: les tenants de la libre pensée lui reprocheront de n'avoir pas pu se passer d'une construction religieuse pour clore son système politique. Les Chrétiens sont si vivement critiqués, qu'ils ne peuvent accepter le propos de Rousseau et ce chapitre fera beaucoup pour la condamnation du Contrat Social.

Quelle est la nécessité de cette religion civile? Ce recours à une transcendance signe-t-il l'échec de Rousseau à fonder une société politique autonome sur des conventions humaines? Comment comprendre que le "Souverain ne puisse obliger personne à (...) croire", mais qu'il ait le droit de bannir ou même de punir de mort ceux qui n'accepteraient pas les dogmes de cette religion, ou qui se conduiraient comme s'ils ne les croyaient pas après les avoir publiquement reconnus? Malgré ses dénégations, Rousseau serait-il intolérant?

Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Lundi 30 Mai 2011 à 20:30
Un empêchement inattendu m'oblige à annuler le cours du 11 mai.
Le prochain sera le 18.

Je vous prie de m'excuser de vous en aviser si tard.

Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Mercredi 11 Mai 2011 à 06:38

Mercredi 11 mai 2011 de 19h30 à 21h30, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur les chapitres 3 et 4 du livre II et les chapitres 1 et 2 du livre IV du Contrat Social.


Ce cours, à la suite du précédent, permettra de comprendre comment Rousseau, grâce au concept de "volonté générale" permet de dépasser l'opposition entre le positivisme juridique et le jusnaturalisme.

Outre les chapitres 3 et 4 du livre II et les chapitres 1 et 2 du livre IV du Contrat Social, nous nous appuierons sur les textes ci-joint et sur deux exemples, celui de l'immunité diplomatique et celui d'une taxe, que tous les citoyens jugeraient nécessaire, mais dont personne ne voudrait s'acquitter.


Télécharger cette séance


textes_autour_de_la_volonte.pdf textes_autour_de_la_volonte.pdf  (158.11 Ko)

Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Mardi 10 Mai 2011 à 21:21

Mercredi 6 avril 2011 de 19h30 à 21h30, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur les trois premiers chapitres du livre II du Contrat Social.


Le souverain, quel qu'il soit, peuple, assemblée ou homme seul, doit-il se soumettre à des principes de justice?
Oui, diront ceux, très raisonnables, qui pensent ainsi éviter l'arbitraire d'une souveraineté absolue. Le problème est alors de définir ces principes de justice, et Pascal nous a permis de comprendre que c'était sans doute là une tâche impossible. Y a-t-il en politique, une vérité, comme celle que l'on trouve en science, que chaque homme devrait reconnaître et accepter? Ne court-on pas alors le risque de tomber dans ce qu'on appelle communément le gouvernement des experts ou la technocratie, qui reposent sur l'idée qu'il y a une bonne solution à toutes les difficultés que l'on rencontre.
Non, diront ceux, très réalistes, qui ont compris que la politique n'était ni le droit, ni la morale et ne consistait pas à appliquer des règles, mais à prendre des décisions.

Ce dilemme classique de la philosophie politique, qui met aux prises les jusnaturalistes, partisans d'un droit naturel que la raison doit nous permettre de découvrir, et les positivistes, qui considèrent que la volonté humaine est la seule source possible de légitimité, est dépassé par Rousseau, grâce à la refondation de l'idée de souveraineté et à l'invention du concept de volonté générale.

Nous entrons ainsi, avec le début du livre II du Contrat Social, au cœur politique du système rousseauiste.
Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Lundi 4 Avril 2011 à 18:33

Dérogeant aux règles de l'Université Conventionnelle, je n'ai pas à proprement parler fait un cours, mais répondu à des questions sur la question de la propriété. C'est la raison pour laquelle l'enregistrement de cette séance ne sera pas disponible. Je vous prie de m'en excuser.

Notre travail reprendra son cours normal le mercredi 6 avril, en abordant la questions de la volonté générale et de la souveraineté.

Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Dimanche 3 Avril 2011 à 11:36

Mercredi 16 mars 2011 de 19h30 à 21h30, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur le chapitre 9 du premier livre du Contrat Social.


Souveraineté, propriété privée et domaine public - Septième séance sur le Contrat Social
"Le droit que chaque particulier a sur son propre fond est toujours subordonné au droit que la communauté a sur tous", écrit Rousseau dans le chapitre 9 du Premier livre du Contrat Social. Cette proposition est conforme à l'aliénation totale de chaque associé, "lui et toutes ses forces, dont les biens qu'il possède font partie", qui constitue le pacte social. On a souvent tendance, en s'appuyant sur les analyses du Second Discours notamment, à faire de Rousseau un contempteur de la propriété privée.

Pourtant, dans le Discours sur l'économie politique, le même Rousseau écrit que "la propriété est le plus sacré de tous les droits". La propriété apparaît comme une garantie d'autonomie des citoyens, permettant d'éviter les rapports de dépendance entre les individus.

Comment concilier ces deux affirmations? C'est la question à laquelle nous tenterons de répondre en lisant le dernier chapitre du Premier livre du Contrat Social et en tâchant de définir entre la souveraineté et la propriété privée les limites d'un domaine public et les conditions d'une fiscalité légitime.



Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Lundi 14 Mars 2011 à 16:01

Mercredi 2 mars 2011 de 19h30 à 21h30, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur les chapitres 7, 8 et 9 du premier livre du Contrat Social.


Quelles sont les conséquences le l'établissement du Contrat Social?

C'est à cette question que répond Rousseau dans les deux derniers chapitres du livre 1 du Contrat Social, en s'intéressant d'abord aux conséquences morales, puis aux conséquences matérielles.

Dans le chapitre 8 en effet, il montre que le contrat fait des hommes des êtres libres et même, si on prend littéralement le texte, des êtres proprement humains, en les élevant à la moralité. Nous verrons que cela rend nulle toute critique convenue de Rousseau, l'accusant de vouloir nous faire revenir à un hypothétique état de nature ou d'en avoir une sorte de mélancolie. Surtout cela rend absurde l'idée habituelle que la liberté consiste à faire ce que l'on veut et que le rôle de l'État est de la garantir comme on protégerait une propriété.

Dans le chapitre 9, il s'intéresse aux conséquences matérielles du contrat. Locke faisait de la conservation des biens de chacun la fin de toute association politique et l'on retrouve cette idée dans la Déclaration de 1789. Il y a, pour lui, continuité de l'état de nature à la société politique. Rousseau montre tout au contraire que la propriété est une institution civile. Cela veut-il dire que l'État a tout pouvoir sur les biens des citoyens? Nous tenterons de répondre à cette question en montrant que c'est au nom d'une très haute idée de la liberté que sont remis en cause deux principes essentiels du libéralisme.

Télécharger cette séance.

[MAJ] Vous pouvez télécharger ici le cours donné l'année dernière sur la propriété à l'occasion de la lecture du Second Discours.

Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Dimanche 27 Février 2011 à 18:34

Mercredi 19 janvier 2011 de 19h30 à 21h30, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur les chapitres 6 et 7 du premier livre du Contrat Social.


"Quiconque refusera d'obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps: ce qui ne signifie autre chose sinon qu'on le forcera d'être libre." Comment comprendre cette très paradoxale affirmation alors que nous avons vu que la question de la liberté était la pierre de touche du Contrat Social?

Rousseau, en formulant explicitement le pacte social (chap. 6) semble remettre en cause sa critique radicale de l'aliénation (chap. 4). Il avait en effet expliqué qu'aucun homme ne pouvait aliéner sa liberté: cet acte est celui d'un fou et l'aliénation "est un mot qui n'a aucun sens". C'est pourtant en recourant à ce concept contradictoire qu'il présente le pacte social, dont "toutes les clauses bien entendues se réduisent à une seule, savoir l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté" (chap. 6).

La lecture attentive des chapitres 6 et 7 nous permettra de lever cette contradiction. Elle nous conduira à poser les fondements d'une réflexion sur le rapport entre le citoyen et l'État.


Le cours peut être téléchargé ici.

Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Lundi 17 Janvier 2011 à 15:48

Mercredi 8 décembre 2010 de 20h à 22h, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur les chapitres 4 et 5 du premier livre du Contrat Social.


Qu'est-ce qu'un peuple?
Comme j'ai, al dernière fois, été trop long sur le chapitre trois et que nous n'avons pas eu le temps d'aborder le chapitre quatre, nous commencerons par en faire une rapide lecture. Nous nous intéresserons tout particulièrement aux notions de consentement et de dignité qui n'ont été que survolées lors la discussion qui a suivi le cours. Je ne puis mieux faire que de vous renvoyer à sa présentation.

Si nous en avons le temps (je suis prudent), nous aborderons avec le chapitre cinq la partie positive de ce premier livre du Contrat Social.

Il résulte des quatre premiers chapitres que l'autorité ne peut avoir aucune origine naturelle, et que n'importe quelle convention ne peut fonder un ordre politique légitime. Le pacte de soumission n'en est pas un, puisqu'il ne comporte aucun engagement mutuel. Un peuple ne peut exister par une force extérieure, celle du despote qui le contraint ou du souverain qui le représente, mais parce que les individus qui le constituent s'engagent à former un corps politique. Il est donc le résultat d'un acte volontaire, peut-être cet acte-même, et non une réalité sociale ou historique comme on a trop souvent tendance à le croire.

L'enregistrement du cours peut être téléchargé


Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Samedi 4 Décembre 2010 à 21:11
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