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Un atelier de lecture de l'Université conventionnelle animé par Nicolas Franck
Mercredi 7 avril 2010 de 20h à 22h, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur les paragraphes 29 à 34 de la deuxième partie.
Nous voici arrivés au dernier terme de l'état de nature, qui est devenu le "plus horrible état de guerre". Il faut donc, dans l'intérêt de tous, y mettre fin et du même coup instituer la société.
Mais c'est évidemment à celui qui est en position de force, le riche, c'est-à-dire le propriétaire foncier, qu'il revient de prendre l'initiative et d'organiser cette institution de la société. Il va de soi, qu'en donnant, par un habile discours, les couleurs de l'intérêt général à ce qui n'est que le moyen de préserver ses usurpations, il dupera aisément ceux qu'il asservit. Tel est "le projet le plus réfléchi qui soit jamais entré dans l'esprit humain; ce fut d'employer en sa faveur les forces mêmes de ceux qui l'attaquaient, de faire ses défenseurs de ses adversaires, de leur inspirer d'autres maximes, et de leur donner d'autres institutions qui lui fussent aussi favorables que le droit naturel lui était contraire".
Rousseau semble ici reprendre la tragique conclusion de Pascal: "Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste". Ce n'est qu'en lisant Le contrat social que nous pourrons former l'idée juste du vrai pacte fondateur de la société.
Pourquoi les surnuméraires, pourtant plus nombreux, se sont-ils laissés prendre à un piège qui les condamne et les asservit? pourquoi les peuples consentent-ils si souvent à des politiques qui ne défendent pas leurs intérêts? c'est ce que nous tenterons de comprendre lors de cette séance.
Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Mardi 6 Avril 2010 à 21:45
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