Un atelier de lecture de l'Université conventionnelle animé par Nicolas Franck

Mercredi 6 avril 2011 de 19h30 à 21h30, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
L'entrée est libre et gratuite.
Cette séance portera sur les trois premiers chapitres du livre II du Contrat Social.


Le souverain, quel qu'il soit, peuple, assemblée ou homme seul, doit-il se soumettre à des principes de justice?
Oui, diront ceux, très raisonnables, qui pensent ainsi éviter l'arbitraire d'une souveraineté absolue. Le problème est alors de définir ces principes de justice, et Pascal nous a permis de comprendre que c'était sans doute là une tâche impossible. Y a-t-il en politique, une vérité, comme celle que l'on trouve en science, que chaque homme devrait reconnaître et accepter? Ne court-on pas alors le risque de tomber dans ce qu'on appelle communément le gouvernement des experts ou la technocratie, qui reposent sur l'idée qu'il y a une bonne solution à toutes les difficultés que l'on rencontre.
Non, diront ceux, très réalistes, qui ont compris que la politique n'était ni le droit, ni la morale et ne consistait pas à appliquer des règles, mais à prendre des décisions.

Ce dilemme classique de la philosophie politique, qui met aux prises les jusnaturalistes, partisans d'un droit naturel que la raison doit nous permettre de découvrir, et les positivistes, qui considèrent que la volonté humaine est la seule source possible de légitimité, est dépassé par Rousseau, grâce à la refondation de l'idée de souveraineté et à l'invention du concept de volonté générale.

Nous entrons ainsi, avec le début du livre II du Contrat Social, au cœur politique du système rousseauiste.

Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Lundi 4 Avril 2011 à 18:33






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