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Un atelier de lecture de l'Université conventionnelle animé par Nicolas Franck
Mercredi 10 février 2010 de 20h à 22h, au Lycée Dorian, 74, avenue Philippe-Auguste, Paris XI.
Cette séance portera sur les paragraphes 1 à 18 de la deuxième partie.
La deuxième partie du Discours commence par un coup de théâtre: un dialogue entre le premier propriétaire "ayant enclos un terrain" et un sage, bienfaiteur de l'humanité qui empêche cet acte "fondateur de la société civile" et avec elle d'un cortège "de crimes, de guerres, de meurtres, (...) de misères et d'horreurs". Cette fiction a pour fonction de tracer le programme à suivre dans cette première partie: nous devons comprendre comment cet acte fondateur est possible et pourquoi il est devenu nécessaire.
Nous remplirons cette tâche que nous assigne Rousseau en continuant de suivre fidèlement l'exposé du Discours.
Nous passerons assez vite sur les premiers paragraphes de cette seconde partie, pour nous concentrer sur le portrait que Rousseau trace de ce qu'il appelle "la jeunesse du monde", période en apparence contradictoire puisqu'elle est à la fois "l'époque la plus heureuse et la plus durable" du développement des facultés humaines et celle pendant laquelle "les vengeances devinrent terribles, et les hommes sanguinaires et cruels", celle qui marqua "le premier pas vers l'inégalité et vers le vice en même temps", qui "produisit enfin des composés funestes au bonheur et à l'innocence".
Ces contradictions apparentes s'expliquent par le développement de l'amour-propre, le désir d'être reconnu et distingué, c'est-à-dire par l'apparition de l'individu, qui ne peut exister que contre l'espèce.
Télécharger ce cours.
Nous remplirons cette tâche que nous assigne Rousseau en continuant de suivre fidèlement l'exposé du Discours.
Nous passerons assez vite sur les premiers paragraphes de cette seconde partie, pour nous concentrer sur le portrait que Rousseau trace de ce qu'il appelle "la jeunesse du monde", période en apparence contradictoire puisqu'elle est à la fois "l'époque la plus heureuse et la plus durable" du développement des facultés humaines et celle pendant laquelle "les vengeances devinrent terribles, et les hommes sanguinaires et cruels", celle qui marqua "le premier pas vers l'inégalité et vers le vice en même temps", qui "produisit enfin des composés funestes au bonheur et à l'innocence".
Ces contradictions apparentes s'expliquent par le développement de l'amour-propre, le désir d'être reconnu et distingué, c'est-à-dire par l'apparition de l'individu, qui ne peut exister que contre l'espèce.
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Nicolas Franck
Rédigé par Nicolas Franck le Mardi 9 Février 2010 à 18:29
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