Un atelier de philosophie de l'Université Conventionnelle animé par Jean-Michel Muglioni autour de Kant et du jugement de goût


Présentation du cours


Ce cours constituera une suite du travail entrepris les années précédentes autour de Kant, et en particulier de la critique de la raison pure. Il constituera toutefois une unité par lui-même et ne présuppose aucun acquis préalable.


Notice du cours de l'année 2012-2013

Comme convenu avec les participants à ce travail, nous allons réfléchir cette année sur le beau à partir de la Critique du jugement. Ce sera l’occasion non pas de proposer une esthétique (chaque époque ou chaque artiste en effet peut avoir « son » esthétique) mais de comprendre l’intérêt pour la philosophie d’une réflexion sur le beau. Nous nous instruirons certes sur la nature du beau (dans les beaux-arts, dans la nature), mais dans le cadre de cette troisième Critique, après la Critique de la raison pure et la Critique de la raison pratique, c’est de la philosophie et de son unité qu’il s’agit d’abord.

Il nous faudra donc rappeler pourquoi depuis Platon les philosophes ont considéré avec attention l’amour qu’ils portent comme les autres hommes aux belles choses. Comprendre notre amour du beau et l’enthousiasme qu’il peut soulever apporte une vive lumière sur ce que nous sommes. Relisons donc le Banquet ! Il y a chez Platon une apologie du désir et de la sensibilité trop souvent ignorée. Si en effet Platon distingue radicalement sensible et intelligible, il fait du beau une idée sensible, contradiction dans les termes, qui donne à penser que l’homme en tant qu’être sensible s’élève par sa nature même vers l’intelligible : le désir est toujours en quelque façon désir de comprendre et Aristote n’oubliera pas la leçon de son maître. Nous renvoyons au cours sur Aristote que nous avions proposé en 2008-2009.

Je justifierai la traduction « critique du jugement » plutôt que « critique de la faculté de juger », mot-à-mot académique toutefois respectable. Qu’est-ce que le jugement ? Que signifie l’adjectif « esthétique » et comment Kant en est-il venu à parler de « jugement esthétique », expression aujourd’hui entrée dans les mœurs, si je puis dire, mais qui littéralement doit d’abord paraître énigmatique ?

Il est conseillé de lire les 22 premiers paragraphes de l’ouvrage. Nous suivrons la traduction de Philonenko chez Vrin.

Jean-Michel Muglioni
Frédéric Dupin
Né en 1946, Jean-Michel Muglioni a enseigné la philosophie pendant plus de trente ans en classes préparatoires, et jusqu'en 2007 en khâgne au lycée Louis-Le-Grand. Agrégé de philosophie, il a également soutenu en 1991 une thèse de doctorat sur la philosophie de l'histoire de Kant et publié régulièrement des articles sur Kant, Descartes ou Platon.





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