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Platon

Sensation et réalité, Théétète, 184d

Ce texte fera l'objet d'un commentaire dans le cadre de l'atelier "Lire Alain" de JM Muglioni, lors de la séance du 27 janvier 2016. Socrate. – Si donc on te demandait : « Par quoi l’homme voit-il le blanc et le noir ? Par quoi entend-il l’aigu et le grave ? Tu dirais, j’imagine, « par les yeux et par les oreilles ». Théétète....

L'âme est-elle immortelle ? République X [610a-611a]

— Or, selon le même argument, dis-je, si un défaut du corps ne cause pas, à l’âme, un défaut de l’âme, n’estimons jamais qu’une âme puisse périr sous l’effet d’un mal étranger à elle, et indépendamment de son défaut à elle, et donc qu’une chose puisse être détruite par le mal d’une autre chose. —...

Trois vies à vivre, trois plaisirs à comparer, République IX [580e-583b]

Si la morale n'est pas une manière de contraindre et de soumettre, elle se fonde dans la connaissance du bien humain. La meilleure des vies est d'abord celle qui nous rendra heureux, en tant qu'homme. Cette page interroge alors notre capacité à juger en vérité des vies des autres. La voici. Puisqu'il y a trois éléments, il me...

Les désirs, le sommeil, et l'informe, République IX [571a-572b]

Cette page classique introduit la réflexion sur l'homme tyrannique par une réflexion sur les désirs. Si les désirs sont les mêmes en chacun, au point que nul homme ne puisse jamais se prétendre totalement à l'abris de devenir tyran, il faut comprendre que les désirs ne sont pas en nous une fatalité consciente, mais bien plutôt...

La caverne, République VII [514a-517b]

Nous donnons ici le texte du célèbre passage du livre VII où s'élabore l'allégorie de la caverne, véritable résumé de la République de Platon. Socrate [514] Représente-toi de la façon que voici l'état de notre nature relativement à l'instruction et à l'ignorance. Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de...

La misologie ou la haine de la raison

Cet extrait du Phédon de Platon (89 et suivantes) pose de manière inaugurale, dans l'histoire de la philosophie la question de la valeur de la pensée, et de cette sorte très particulière de désespoir qui peut conduire les penseurs à désespérer de la Raison même. Socrate (qui va bientôt boire la cigüe) – Mais avant tout...

Un élève un peu trop doué doué... Alcibiade [104ab]

Les meilleures natures ne portent pas nécessairement les meilleurs fruits, la preuve par Alcibiade élève d'élite et apprenti ambitieux. Une introduction à la lecture de ce dialogue portant sur la connaissance de soi, la maîtrise de ses vertus, plus encore que la domestication de ses vices, mais aussi un écho de République V....

Pourquoi nul ne veut du gouvernement des philosophes, République VI [487a-489b]

Cet extrait permet de mesurer ce qui se joue réellement dans la célèbre affirmation socratique de la nécessité du gouvernement des philosophes. Il nous ouvre en cela à une réflexion profonde sur la place de la pensée dans la vie sociale et politique comme de la nécessaire marginalisation et corruption des âmes philosophiques...

L'aveuglement politique, République IV [426b-427a]

La science politique de Platon n'est pas celle des technocrates et des légistes de notre temps. Mieux, s'intéressant à la justice dans l'État bien gouverné, il écarte du champ de la réglementation l'essentiel du quotidien de nos tribunaux : transactions, plaintes, contrats, voies de faits etc. Le législateur n'a point à s'en...

Peut-on sacrifier les droits de l'individu au bien public? République IV [420b,421 ]

C'est un reproche courant fait à Platon que de prétendre toujours sacrifier la partie au tout, c'est-à-dire, en politique, à faire passer les droits de la cité avant ceux des individus. La lecture de cette page riche et suggestive devrait permettre d'interroger ce lieu commun, et peut-être de deviner en quoi nos plaisirs les...

Poètes et législateurs, Lois VII

La politique a ceci de commun avec l'art tragique qu'elle est toute de mise en scène : ainsi une bonne constitution est-elle comme une bonne pièce, un vivant miroir de l'excellence humaine. De là néanmoins l'exclusion des poètes de la cité comme de dangereux concurrents. Car ne sommes-nous pas toujours tous plus ou moins...

Ce que Dieu doit être pour les jeunes gardiens, République II [378b,379d]

Les poètes, prophètes ou non, n'ont eu de cesse de peindre la divinité comme trop humaine. Jaloux, violents et menteurs, quels exemples les dieux donnent-ils à la jeunesse? Le législateur n'est pas théologien, il n'a pas à trancher un débat dont ont vécu et vivent encore tous les clergés. Seulement la poésie met en forme les...

Le "mensonge" des natures, République III [414b-415d]

Voici une page admirable et des plus mal comprises de Platon. Ce dernier en effet médite ici sur l'égalité fondamentale des "fils de la terre", et sur la dimension mythique, fictive, quoi que nécessaire, des inégalités sociales. Réfléchissant sur l'articulation des natures individuelles et de l'art éducatif, il suggère en effet...

Le naturel "philosophe" du gardien [375a-376c]

Socrate a suivi Glaucon dans la construction d'une société malade, d'une société de désirs ; or l'excès engendre la guerre et donc la nécessité d'une classe de la population vouée à la conquête des terres nécessaires aux passions publiques et privées, comme à la défense de la cité. Ce sont les gardiens, dont l'éducation sera...

La cité industrieuse, une paix de "pourceaux"? République II [372a-373a]

La première idée qui nous vient d'une cité juste et en paix est celle d'une économie prospère, où chacun trouve par son travail sa place et sa dignité. De même, une vie bonne serait une vie simple où les nécessités du corps sont satisfaites sobrement. Mais est-ce bien là une vie ? Et que signifie en nous l'aspiration à vivre...

Thalès et la servante Thrace, Théétète [174a-175a]

Que peut valoir la pensée en matière de politique s'il est vrai que l'amour des idées nous coupe comme par nécessité de la vie sociale? Faut-il croire que la parole du "terrain" doit alors étouffer celle du philosophe, toujours taxée d'idéalisme? En mettant en scène Thalès au fond de son puit, et le rire de la servante Thrace,...

Une théorie platonicienne des salaires. République I [345e-347a]

Est-il vrai que "toute peine mérite salaire"? Et que veut-on dire lorsque nous affirmons "mériter" une augmentation ou un avancement ? Ces questions à la fois triviales et omniprésentes reposent, on le verra, sur un puissant préjugé portant sur les mérites des arts et des métiers. L'analyse suivante, bien comprise, revient en...

La pastorale du réaliste. République I [343a-344d]

N'y tenant plus, Thrasymaque nous livre ici le fond de sa pensée. Les hommes ne sont pour la plupart que des moutons que l'on tond. La vertu n'est ainsi qu'une habilité, et le masque derrière lequel les puissants se dissimulent afin de commettre l'injustice en toute impunité. Ce discours, à sa manière, est pourtant de sens...

Portrait croisé de Socrate et Thrasymaque. République I [336b-338a ]

La page suivante est une page de comédie : Thrasymaque, exaspéré par le ton de la discussion, s'emporte et dresse un portrait à charge de Socrate : cauteleux, hypocrite, de mauvaise foi, ce dernier n'oserait tout simplement pas dire ce qu'il pense. Thrasymaque, quant à lui, ose parler en son nom, et rompre avec les opinions...

Savons-nous qui sont nos amis? République I [334c-335c]

Si nous ne pouvons être juste qu'à l'égard de nos amis, comme le pense Polémarque, alors comment s'assurer de ce que ce nos proches sont bien nos amis? Ici la réflexion tend moins à définir l'amitié qu'à nous conduire à dissocier ce que l'habitude tient couramment uni : le proche et le bon, la loyauté et la justice. Comprendre...
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La critique du jugement
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