Un atelier de philosophie de l'Université conventionnelle autour des beaux-arts et de l'esthétique animé par Jean-Michel Muglioni



La séance se déroulera le mercredi 20 mai 2015, de 19h30 à 21h30, à la maison des associations du 11ème, 10 rue du général Renault. L'entrée est libre et gratuite.


Conclusion de l'atelier 20/05/15
Ce dernier cours portera d’abord sur les statues gigantesques que Hegel appelle Memnons, et je conclurai ces séances par une réflexion sur le sphinx, symbole de l’art symbolique et sur le passage à la sculpture grecque.

Comme je l’ai annoncé pendant la conservation qui a suivi le dernier cours, je traiterai de l’habitude - avec Hegel. La pyramide est un « habitacle » pour la momie, mais la momie n’habite pas cette masse de pierre comme l’âme « habite » le corps et l’anime. L’habitude est la manière dont l’âme prend possession de son corps. De même l’homme habite le monde. La relation entre l’âme et le corps, entre l’homme et le monde, que disent les termes d’habitude et d’habiter est essentielle et Hegel nous permet de la comprendre. Ce qui jette une vive lumière sur l’enjeu d’une politique de l’habitat. Il n’est pas sûr que les politiques publiques tiennent compte aujourd’hui de ce rapport fondamental de la pensée et du monde.

Je vais donc conclure ce cours « hégélien » en reprenant ce que nous avons compris par l’exemple des beaux-arts : l’esprit ne peut se découvrir que par son opposé. En voici une formulation (à première lecture difficile), tirée des réflexions de l’Encyclopédie des sciences philosophiques au chapitre sur l’habitude : 

Encyclopédie Add. § 410, p.512 : « Mais la philosophie doit connaître comment l'esprit n'est pour lui-même qu'autant qu'il s'oppose ce qui est matériel - pour une part en tant que sa corporéité propre, pour une autre part en tant qu'un monde extérieur en général -, et [il n’est pour lui-même qu’autant] qu'il reconduit cet être différencié à l'unité avec soi médiatisée par l'opposition et la suppression de celle-ci.

C’est dire que sans corps il n’y aurait pas d’âme ; sans le monde, pas d’esprit. Ce qui chez Hegel se présente ainsi comme la vérité du christianisme sera repris après lui en dehors de ce contexte théologique.


La séance se déroulera le mercredi 6 mai 2015, de 19h30 à 21h30, à la maison des associations du 11ème, 10 rue du général Renault. L'entrée est libre et gratuite.


les pyramides et l'art égyptien 06/05/ 15
Nous avons à peine commencé à lire les pages de Hegel qui traitent de l’art égyptien  : ce sera donc le programme du 22 avril. Que signifient les pyramides, les statues colossales, les sphinx ? Quel moment de la découverte de soi par l’esprit devons-nous à l’Egypte ?

Il nous faudra faire une digression sur l’habitude, l’habitat, la prise de possession du corps et du monde par l’âme, pour comprendre le sens de l’architecture – en partant de notre réflexion sur de l’étrange habitacle qu’est une pyramide.
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La séance se déroulera le mercredi 1 avril 2015, de 19h30 à 21h30, à la maison des associations du 11ème, 10 rue du général Renault. L'entrée est libre et gratuite.


Le symbole 01/04/15
Nous lirons les pages de Hegel qui traitent de l’art égyptien. J’en propose ici les principaux extraits dans une traduction qui tâche d’être lisible. Les nostalgiques de la belle langue pourront lire à la fin en récompense un poème de Baudelaire.


Baudelaire : Les Chats
 
Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
 
Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.
 
Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;
 
Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

 
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Les textes suivants sont extraits de l'Esthétique de Hegel où ce dernier caractérise la notion de symbole à partir de sa manifestation historique caractéristique, l'art égyptien. Ils sont donnés dans la pagination de l’édition de poche suhrkamp taschenbuch wissenschaft, et la traduction Jean-Pierre Lefebre et Veronika von Schenck revue.

Hegel, Cours d'esthétique ; Deuxième partie : formes particulières du beau artistique ; 1°section, l’art symbolique ; 1° chapitre, la symbolique inconsciente


L'art égyptien
[456]…L’Egypte est le pays du symbole, où l’esprit se donne pour tâche (Aufgabe) de se déchiffrer lui-même, mais sans y parvenir réellement. [457] Ces problèmes (Aufgaben) restent sans solution, et la solution que nous pouvons donner ne peut pour cette raison consister qu’à concevoir les énigmes de l’art égyptien et ses œuvres symboliques comme le problème que les égyptiens eux-mêmes n’ont pas déchiffré. Parce qu’ici de cette manière l’esprit se cherche encore dans l’extériorité, dont il s’efforce ensuite de se retirer, et parce qu’il s’épuise dans une activité incessante pour produire à partir de lui-même son essence par des phénomènes de la nature, et aussi pour produire ceux-ci par la figure de l’esprit pour la vision sensible au lieu de la pensée, pour cette raison les Egyptiens sont, de tous les peuples que nous avons examinés jusqu’ici, à proprement parler le peuple de l’art. Mais leurs œuvres demeurent mystérieuses et muettes, silencieuses et immobiles, parce qu’ici l’esprit lui-même n’a pas encore vraiment trouvé ce qui lui est proprement intérieur, et ne sait pas encore parler la langue claire et limpide de l’esprit. L’Egypte se caractérise par ceci que demeurent insatisfaits son besoin et son désir impétueux de se donner à voir par l’art, et de montrer ainsi d’une manière silencieuse cette lutte pour parvenir à figurer l’intérieur et à prendre conscience de son intériorité comme de l’intériorité en général seulement grâce à des figures extérieures qui lui sont apparentées. Le peuple de ce pays merveilleux était non seulement un peuple d’agriculteurs mais un peuple de bâtisseurs qui a retourné le sol en tout sens, creusé des canaux et des lacs, et, avec un instinct artistique, a non seulement produit à la lumière du jour les édifices les plus gigantesques, mais aussi, qui a mis toute sa force à enfouir sous terre ces mêmes énormes constructions, et même les plus grandes qui fussent. Comme Hérodote le raconte, la construction de ce genre d’édifices était l’une des activités principales du peuple et un acte éminent des princes. Les édifices indiens sont eux aussi, il est vrai, de taille colossale, mais on n’y trouve nulle par la variété infinie qu’ils ont en Egypte.

 

[458] 1/ Vison et (re)présentation égyptiennes de la mort ; les pyramides

…pour la première fois l’intériorité se trouve posée comme telle en face de l’immédiateté de l’existence. Mais elle n’est alors que le négatif de la vie, ce qui est mort…. 
[459] Nous avons ici devant nous une architecture double, au-dessus de la terre et souterraine : labyrinthes souterrains, excavations magnifiques, immenses, couloirs qu’il faut une demi-heure pour parcourir, salles, le tout recouvert de hiéroglyphes et très soigneusement travaillé ; puis, par-dessus, ces étonnantes constructions parmi lesquelles il faut principalement compter les pyramides. La destination et la signification des pyramides ont donné lieu pendant des siècles à toutes sortes d’hypothèses, mais il semble à présent hors de doute qu’elles étaient destinées à renfermer les tombes des rois ou d’animaux sacrés, d’Apis par exemple ou bien de chats, d’ibis, etc. Les pyramides nous mettent ainsi sous les yeux l’image simple de l’art symbolique lui-même ; elles sont d’énormes cristaux qui cachent en eux-mêmes un intérieur ; et, en tant que figure extérieure produite par l’art, ils l’enferment de telle sorte [460] qu’ils existent manifestement pour cet intérieur séparé de la simple naturalité, et seulement en relation avec lui. Mais ce royaume de la mort et de l’invisible, qui constitue ici la signification, a seulement l’un des côtés qui convient au contenu artistique véritable, à savoir le côté formel, le fait d’être soustrait à l’existence immédiate ; et il n’est ainsi d’abord que l’Hadès, sans être encore une vie qui, quoique débarrassée du sensible comme tel, n’en serait pas moins existante en elle-même et par là esprit libre et vivant en soi-même. – C’est pourquoi la figure reste ici une forme et une enveloppe (Umhüllung) complètement extérieure au contenu déterminé de cet intérieur qu’elle abrite.
Et telles sont les pyramides : une enveloppe (Umgebung) extérieure dans laquelle repose un intérieur caché ».
2. Culte animal et masques animaux

Cela étant, dans la mesure où l’intérieur doit d’une façon générale être vu (angeschaut) comme un donné extérieur, les Egyptiens en sont venus, inversement, à révérer une existence divine dans les animaux vivants tels que le taureau, les chats et plusieurs autres. Le vivant est supérieur à l’extérieur organique, car l’organisme vivant a un intérieur auquel renvoie sa figure extérieure, mais qui reste un intérieur et par là quelque chose de mystérieux. Aussi le culte animal doit-il être compris comme vision d’un intérieur secret qui, en tant que vie, est un pouvoir supérieur sur ce qui est simplement extérieur.… »
[…]
[461] 3. La symbolique accomplie : Memnons, Isis et Osiris, le Sphinx.
[…]
a/ De même que d’un côté la superstition égyptienne pressent dans la forme animale une intériorité secrète, de même nous trouvons [462] d’un autre côté la figure humaine (re)présentée d’une manière telle qu’elle a encore en dehors d’elle l’intérieur qu’est la subjectivité, et qu’elle n’est pas capable de s’épanouir en une libre beauté.

 [Ndt : Memnon (en grec «celui qui tient bon) est le fils d'[Éos  (l'Aurore) et de Tithon, fils de Laomédon. Il est tué devant Troie par Achille. Les Anciens ont donné son nom au colosse de Memnon, statue monumentale située près de Thèbes  en Égypte, dont nous savons maintenant qu’elle représente le pharaon Aménophis III  (Hegel donne ce nom à tous les colosses dont il ne sait qu’ils représentent des pharaons). Le colosse est placé de telle façon que la lumière du soleil en éclaire le visage au lever et la légende antique dit qu’il se met alors à chanter].

[462]… Sont particulièrement remarquables ces Memnons, d’une grandeur colossale, qui reposent en eux-mêmes, immobiles, les bras collés au le corps, les pieds serrés l’un contre l’autre, raides, figés et sans vie ; ils sont tournés vers le soleil, attendant le rayon qui doit les frapper, les animer et leur donner la voix (beseele und tönen mache). […] Mais la signification symbolique qu’il faut donner à ces colosses est qu’ils n’ont pas librement en eux-mêmes l’âme spirituelle, si bien qu’au lieu de pouvoir la puiser dans leur être intérieur pour prendre vie, chose qui comporte mesure et beauté, ils ont besoin de la lumière extérieure qui, alors seulement, fait jaillir d’eux la vibration (den Ton) de l’âme. La voix humaine, au contraire, retentit à partir de la sensation et de l’esprit eux-mêmes, sans stimulation extérieure, de même que le sommet de l’art, d’une manière générale, consiste à laisser l’intérieur se figurer spontanément à partir de soi-même. Mais l’intérieur de la figure humaine, en Egypte, est encore muet, et dans son animation seul le moment naturel est pris en compte.

[Ndt - Les métamorphoses, morts et résurrections d’Osiris, symbolisent le cycle annuel du soleil et les crues du Nil].

 [463] De la sorte Osiris est tout autant la vie naturelle que [464] la vie spirituelle dans les différents moments de son processus et de ses métamorphoses (Wandlungen) ; et tantôt les figures symboliques deviennent les symboles des éléments naturels, tantôt ce sont les états naturels qui ne sont eux-mêmes à leur tour que des symboles des activités spirituelles et de leur modification. C’est d’ailleurs pourquoi la figure humaine elle-même ne reste pas ici une personnification (Personnifikation) : car ici ce qui est naturel, quoiqu’apparaissant d’un côté comme la signification proprement dite, redevient lui-même d’un autre côté seulement le symbole de l’esprit et doit être rangé dans la sphère où l’intérieur tend à se dégager de la vision sensible de la nature (Naturanschauung). Pourtant, la forme du corps humain a beau recevoir un tout autre développement (Ausbildung) et montrer par là-même qu’elle s’efforce (Streben) de descendre dans l’intérieur et le spirituel : elle se donne de la peine pour atteindre son but – la liberté du spirituel en lui-même – d’une façon encore déficiente. Les figures demeurent colossales, graves, pétrifiées ; les jambes sans liberté et d’une sereine clarté (heitere Klarheit = je ne comprends pas), bras et tête rattachées étroitement et solidement au reste du corps, sans grâce et sans mouvement vivant. C’est à Dédale et à nul autre avant lui qu’est attribué l’art d’avoir dégagé les bras et les pieds et donné du mouvement au corps.
Or, par cette symbolique réciproque, le symbole est en même temps en Egypte une totalité (ein Ganzes) de symboles, en sorte que ce qui intervient une fois comme signification est à son tour utilisé comme symbole d’un domaine apparenté. Cette liaison équivoque du symbolique, qui enchevêtre l’une à l’autre la signification et la figure, qui désigne effectivement ou bien suggère une multiplicité et par là se porte déjà vers la subjectivité intérieure, seule capable de se tourner vers des directions multiples, telle est la qualité éminente de ces ouvrages, même si leur explication est assurément rendue plus difficile par l’équivocité.
Cette signification, dans le déchiffrement de laquelle on va assurément trop loin de nos jours, parce que presque toutes les figures se donnent de fait immédiatement comme des symboles, pourrait bien [465] – de la même façon que nous cherchons nous-mêmes à nous les expliquer – avoir eu aussi, dans la conception qu’en avaient (Anschauung) les égyptiens, une signification claire et intelligible. Mais les symboles égyptiens, comme nous l’avons noté d’emblée, contiennent beaucoup implicitement et non explicitement. Ce sont des travaux entrepris avec la tentative de devenir clair à soi-même, mais ils en restent à la lutte pour l’intelligible (Deutlichen) en soi et pour soi. En ce sens, nous voyons bien dans les œuvres d’art égyptiennes qu’elles contiennent des énigmes que pour partie non seulement nous, mais surtout à ceux qui se les posèrent jadis à eux-mêmes, ne parviennent pas à déchiffrer.

« c/ Les œuvres de l’art égyptien, avec leur symbolique mystérieuse, sont pour cette raison des énigmes, l’énigme objective elle-même. Comme symbole de la signification caractéristique de l’esprit égyptien, nous pouvons désigner le Sphinx. Il est pour ainsi dire le symbole du symbolique lui-même. Il y a en Egypte une foule innombrable de figures du sphinx, alignées en rang par centaines, taillées dans la roche la plus dure, polies, couvertes de hiéroglyphes ; près du Caire, elles sont d’une taille si colossale que leurs griffes de lion à elles seules sont aussi hautes qu’un homme. Les sphinx ont le corps d’un animal couché, d’où s’arrache une tête humaine (herausringt), parfois une tête de bélier, mais le plus souvent une tête de femme. L’esprit humain veut jaillir de la vigueur et de la force animale brute, sans arriver à la (re)présentation parfaite de sa propre liberté et de sa propre figure mobile, puisqu’il lui faut encore rester mêlé et associé à l’autre de lui-même. Cet élan vers une spiritualité consciente de soi qui ne s’appréhende pas à partir d’elle-même dans la seule réalité qui lui soit appropriée, mais ne fait que se regarder dans ce qui lui est apparenté et [ne fait que] se porter à sa propre conscience dans ce qui lui est tout aussi étranger, c’est cela, le symbolique, lequel devient, parvenu à ce sommet, énigme.

C’est en ce sens que le Sphinx, dans le mythe grec que nous pouvons nous-mêmes à notre tour interpréter symboliquement, apparaît comme le monstre qui donne des énigmes à résoudre. Le Sphinx [466] posait sous forme d’énigme la fameuse question : quel est l’être qui le matin marche à quatre pattes, à midi sur deux pattes et le soir sur trois ? Œdipe trouva le mot de l’énigme, qui est simple : c’est l’homme, et il précipita le Sphinx du haut de son rocher. La solution de l’énigme qu’est le symbole réside dans la signification qui est en soi et pour soi, dans l’esprit, comme le proclame à l’homme la célèbre inscription grecque : connais-toi toi-même ! La lumière de la conscience de soi est la clarté (Klarheit) qui fait transparaître lumineusement (hell) son contenu concret à travers la figure qui est adéquate à ce contenu et qui lui appartient, la clarté qui dans son existence (in ihrem Dasein) ne rend manifeste qu’elle-même.


La séance se déroulera le mercredi 18 mars 2015, de 19h30 à 21h30, à la maison des associations du 11ème, 10 rue du général Renault. L'entrée est libre et gratuite.


L'idée et l'idéal 18/03/15
Nous reviendrons d’abord sur le sens de l’art symbolique et ce qui le distingue de l’art classique et romantique. Puis nous reprendrons ce qui a été fait l’an dernier sur les notions d’Idée et d’Idéal, pour comprendre comment la tripartition symbolique, classique, romantique est le développement de l’Idéal, c’est-à-dire du concept des beaux-arts.

Ce qui supposera cette fois une petite incursion dans la métaphysique leibnizienne sous-entendue par ce commentaire de Hegel par Alain :

« Socrate courageux, ce n'est point un jugement qui rassemble deux termes étrangers ; c'est le sujet lui-même, Socrate, qui forme son jugement selon la notion. Mais, même dans Socrate, la notion n'est pas identique à l'objet, c'est-à-dire à Socrate de chair ; d'où le combat, la souffrance et la mort. L'idée, c'est la notion identique à l'objet ; et dire que cette identité est dans l'œuvre belle c'est dire que la statue est plus homme que l'homme. »

Que signifie le rapport du sujet au prédicat dans un jugement ? (La table est verte, table est le sujet et vert le prédicat) ? Non pas seulement que nous les relions l’un à l’autre, mais qu’ils sont liés dans la chose même, dans le sujet. Autrement dit la liaison n’est pas un artifice de langage mais elle est constitutive de la réalité même. Ainsi la vérité du jugement a un fondement ontologique : nous retrouverons ce que nous avons dit l’an dernier sur le rapport de la vérité et de la réalité. Manière encore de réfléchir sur l’identité du réel et du rationnel…  

Nous reviendrons à partir de là à la notion d’idéal et à la tripartition des formes d’art.
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Frédéric Dupin
Né en 1946, Jean-Michel Muglioni a enseigné la philosophie pendant plus de trente ans en classes préparatoires, et jusqu'en 2007 en khâgne au lycée Louis-Le-Grand. Agrégé de philosophie, il a également soutenu en 1991 une thèse de doctorat sur la philosophie de l'histoire de Kant et publié régulièrement des articles sur Kant, Descartes ou Platon.





JM Muglioni à l'UC