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Un atelier de philosophie de l'Université Conventionnelle animé par Jean-Michel Muglioni


L'objet, la perception et le délire : pourquoi faudrait-il "rester prolétaire" dans ses moindres pensées? 10/02/16

Dimanche 7 Février 2016


La sixième séance de l'atelier aura lieu le mercredi 10 février 2016 de 19h30 à 21h30, à la Maison des associations du 11ème arrondissement, 10 rue du général Renalt, Paris XIème. L'entrée est libre et gratuite.



Nous lirons un propos d’Alain sur le rapport de la raison et de l’expérience. Que signifie ceci que notre pensée divague dès qu’elle n’est plus attentive aux objets et qu’au lieu de revenir toujours à la perception du monde, elle prétend pouvoir décider seule de ce qui est ? 

Nous verrons comment une philosophie de l’entendement, qui n’est pas empiriste, c’est-à-dire ne considère pas que nos idées nous viennent des sens, refuse pourtant de séparer la pensée de l’expérience.

Alain formule ainsi une idée de la philosophie : penser n’est pas seulement discourir, obéir aux lois du discours, argumenter, c’est toujours revenir à la perception. Car dès que nous ne sommes plus pour ainsi dire lestés par notre rapport au monde, nous rêvons, nous délirons. Et rien n’est plus logique en un sens que le délire.
 
De là aussi des réflexions sur le travail, c’est-à-dire la transformation réglée de la matière, seul remède à nos superstitions. Nous comprendrons l’opposition du bourgeois et du prolétaire. Le bourgeois vit de signes, de persuasion : ainsi l’avocat ou le professeur, ou le mendiant. La matière délivre le prolétaire de la croyance magique, selon laquelle on peut agir sur les choses par des signes. Mais qui sait rester prolétaire dans toutes ses pensées ? Et l’usage de nos nouvelles technologies est-il un travail en ce sens ?

Le lecteur tirera profit de la lecture de cette page, ainsi que de celle-là.



 
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