Introduction à la lecture de Rousseau https://www.univ-conventionnelle.com/rousseau/ fr 2019-09-21T19:52:24+02:00 tag:https://www.univ-conventionnelle.com/rousseau,2019:rss-3040896 Séance exceptionnelle le 16 juin Wed, 08 Jun 2011 20:47:00 +0200 fr Nicolas Franck La séance prévue le 1er juin, début du pont de l'Ascension, est déplacée au 16.
Le programme est inchangé.


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tag:https://www.univ-conventionnelle.com/rousseau,2019:rss-3018742 Une société politique ne peut-elle se passer de religion? Mon, 30 May 2011 20:30:00 +0200 fr Nicolas Franck Une société politique ne peut-elle se passer de religion?
Le Contrat Social se clôt sur un étrange chapitre, intitulé "De la Religion Civile", qui définit ce quo'n a pu appeler une religion laïque, quelquefois assimilée au patriotisme. Cette religion n'est pourtant pas seulement politique et immanente, puisqu'elle demande d'accepter comme dogmes "l'existence de la Divinité puissante, intelligente, bienfaisante, prévoyante et pourvoyante, la vie à venir, le bonheur des justes, le châtiment des méchants, la sainteté du Contrat social et des Lois".

Comme souvent Rousseau déconcerte tout le monde: les tenants de la libre pensée lui reprocheront de n'avoir pas pu se passer d'une construction religieuse pour clore son système politique. Les Chrétiens sont si vivement critiqués, qu'ils ne peuvent accepter le propos de Rousseau et ce chapitre fera beaucoup pour la condamnation du Contrat Social.

Quelle est la nécessité de cette religion civile? Ce recours à une transcendance signe-t-il l'échec de Rousseau à fonder une société politique autonome sur des conventions humaines? Comment comprendre que le "Souverain ne puisse obliger personne à (...) croire", mais qu'il ait le droit de bannir ou même de punir de mort ceux qui n'accepteraient pas les dogmes de cette religion, ou qui se conduiraient comme s'ils ne les croyaient pas après les avoir publiquement reconnus? Malgré ses dénégations, Rousseau serait-il intolérant?


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tag:https://www.univ-conventionnelle.com/rousseau,2019:rss-2965651 ANNULATION DU COURS DU 11 MAI Wed, 11 May 2011 06:38:00 +0200 fr Nicolas Franck Un empêchement inattendu m'oblige à annuler le cours du 11 mai.
Le prochain sera le 18.

Je vous prie de m'excuser de vous en aviser si tard.


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tag:https://www.univ-conventionnelle.com/rousseau,2019:rss-2965141 Qu'est-ce qu'une délibération politique? Neuvième séance sur le Contrat Social Tue, 10 May 2011 21:21:00 +0200 fr Nicolas Franck Ce cours, à la suite du précédent, permettra de comprendre comment Rousseau, grâce au concept de "volonté générale" permet de dépasser l'opposition entre le positivisme juridique et le jusnaturalisme.

Outre les chapitres 3 et 4 du livre II et les chapitres 1 et 2 du livre IV du Contrat Social, nous nous appuierons sur les textes ci-joint et sur deux exemples, celui de l'immunité diplomatique et celui d'une taxe, que tous les citoyens jugeraient nécessaire, mais dont personne ne voudrait s'acquitter.


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tag:https://www.univ-conventionnelle.com/rousseau,2019:rss-2864565 Est-ce l'autorité ou la vérité qui fait la loi? Souveraineté et volonté générale — Huitième séance sur le Contrat Social. Mon, 04 Apr 2011 18:33:00 +0200 fr Nicolas Franck Le souverain, quel qu'il soit, peuple, assemblée ou homme seul, doit-il se soumettre à des principes de justice?
Oui, diront ceux, très raisonnables, qui pensent ainsi éviter l'arbitraire d'une souveraineté absolue. Le problème est alors de définir ces principes de justice, et Pascal nous a permis de comprendre que c'était sans doute là une tâche impossible. Y a-t-il en politique, une vérité, comme celle que l'on trouve en science, que chaque homme devrait reconnaître et accepter? Ne court-on pas alors le risque de tomber dans ce qu'on appelle communément le gouvernement des experts ou la technocratie, qui reposent sur l'idée qu'il y a une bonne solution à toutes les difficultés que l'on rencontre.
Non, diront ceux, très réalistes, qui ont compris que la politique n'était ni le droit, ni la morale et ne consistait pas à appliquer des règles, mais à prendre des décisions.

Ce dilemme classique de la philosophie politique, qui met aux prises les jusnaturalistes, partisans d'un droit naturel que la raison doit nous permettre de découvrir, et les positivistes, qui considèrent que la volonté humaine est la seule source possible de légitimité, est dépassé par Rousseau, grâce à la refondation de l'idée de souveraineté et à l'invention du concept de volonté générale.

Nous entrons ainsi, avec le début du livre II du Contrat Social, au cœur politique du système rousseauiste.

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