Université Conventionnelle https://www.univ-conventionnelle.com/ fr 2019-08-25T18:17:40+02:00 tag:https://www.univ-conventionnelle.com,2019:rss-1395273 Séance du 28 mai 2009 Mon, 25 May 2009 18:31:00 +0200 fr Jean-Michel Muglioni Le dernier cours de cette série portera sur le plaisir : la théorie aristotélicienne du plaisir sauve intégralement le plaisir mais elle en irritera plus d’un puisqu’elle montre que chacun a les plaisirs qu’il mérite : Aristote délivre le plaisir de la relativité où l’enferment les sophistes et les adeptes du « si ça me plaît », et par là, tout en comprenant la diversité des plaisirs, peut justifier une hiérarchie des plaisirs au sommet de laquelle est le plaisir divin de philosopher.

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tag:https://www.univ-conventionnelle.com,2019:rss-1373077 Séance du 14 mai 2009 Tue, 12 May 2009 21:03:00 +0200 fr Jean-Michel Muglioni
Nous poursuivrons notre réflexion sur l'habitude par quelques remarques sur l'éducation et l'école. Et pour comprendre la nature des vertus éthiques (ou morales) nous seront amenés à réfléchir sur leur rapport avec les vertus dianoétique (ou intellectuelles), puisque la définition de la vertu au chapitre 6 du livre II dit : « La vertu est une disposition à agir d'une façon délibérée, consistant en une médiété relative à nous, laquelle est rationnellement déterminée, et comme la déterminerait l'homme prudent », ce qui signifie qu'il n'y a pas de vertu éthique sans la « prudence ». Nous verrons ainsi en quoi consiste la médiété ou « juste milieu ».

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tag:https://www.univ-conventionnelle.com,2019:rss-1347158 Séance du 30 avril 2009 Tue, 28 Apr 2009 15:26:00 +0200 fr Jean-Michel Muglioni
Nous avons vu la dernière fois que la nature des choses humaines requiert une pratique irréductible à la theoira : l’éthique est affaire de pratique. Après être revenu sur cette conclusion, nous verrons pourquoi l’éthique relève non pas d’un travail d’expert ou de spécialiste, mais de généraliste.

Puis nous retrouverons le cercle de l’éducation : il faut qu’un homme ait déjà pratiqué la vertu pour réellement comprendre un cours d’éthique et tirer parti de la réflexion sur la vertu. Ce qui nous conduira à réfléchir sur les notions d’habitude et d’hexis ou disposition constante. En quel sens devient-on forgeron en forgeant ? En quel sens la vertu s’acquiert-elle par la pratique de la vertu ? Et quelle est la nature d’une telle habitude pour que la vie heureuse soit bien l’œuvre de l’intelligence ? Car on ne peut séparer la question des vertus éthiques de celle des vertus intellectuelles. Quelle est la place de l’intelligence pratique dans une morale qui donne à l’habitude une place centrale ?

Mais pour cela il faut revenir sur les notions d’acte et de puissance et se demander en quel sens la vertu est « puissance ».

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tag:https://www.univ-conventionnelle.com,2019:rss-1301574 Proportionner la science à son objet. Ethique à Nicomaque I. 7 Tue, 31 Mar 2009 16:55:00 +0200 fr Jean-Michel Muglioni Voilà donc le bien décrit dans ses grandes lignes (car nous devons sans doute commencer par une simple ébauche, et ce n’est qu’ensuite que nous mettrons les détails). On peut penser que n’importe qui est capable de poursuivre et d’achever dans le détail ce qui a déjà été esquissé avec soin ; et, en ce genre de travail, le temps est un facteur de découverte, ou du moins un auxiliaire précieux : cela même est devenu pour les arts une source de progrès, puisque tout homme peut ajouter à ce qui a été laissé incomplet. Mais nous devons aussi nous souvenir de ce que nous avons dit auparavant et ne pas chercher une égale précision en toutes choses, mais au contraire, en chaque cas particulier tendre à la précision que comporte la matière traitée, et seulement dans une mesure appropriée à notre investigation. En effet, un charpentier et un géomètre font bien porter leur recherche l’un et l’autre sur l’angle droit, mais c’est de façon différente. Le premier veut seulement un angle qui lui serve pour son travail, tandis que le second cherche l’essence de l’angle droit ou ses propriétés, car le géomètre est un contemplateur de la vérité. C’est de la même façon, dès lors, qu’il nous faut procéder pour tout le reste, afin d’éviter que dans nos travaux les à-côtés ne l’emportent sur le principal. [1098b] On ne doit pas non plus exiger la cause en toutes choses sans distinction : dans certains cas, il suffit que le fait soit clairement dégagé, comme par exemple en ce qui concerne les principes : le fait vient en premier, c’est un point de départ. Puis, parmi les principes, les uns sont appréhendés par l’induction, d’autres par la sensation, et d’autres encore par une sorte d’habitude, les différents principes étant ainsi connus de différentes façons ; et nous devons essayer d’aller à la recherche de chacun d’eux d’une manière appropriée à sa nature, et avoir soin de les déterminer avec précision, car ils sont d’un grand poids pour ce qui vient à leur suite. On admet généralement, en effet, que le commencement est plus que la moitié du tout et qu’il permet d’élucider nombre de questions parmi celles que nous nous posons.


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tag:https://www.univ-conventionnelle.com,2019:rss-1301559 Questions de principes. Ethique à Nicomaque I.2 Tue, 31 Mar 2009 16:49:00 +0200 fr Jean-Michel Muglioni N’oublions pas la différence qu’il y a entre les raisonnements qui partent des principes et ceux qui remontent aux principes. En effet, c’est à juste titre que Platon se posait la question, et qu’il recherchait si la marche à suivre est de partir des principes ou de remonter aux principes, [1095b] tout comme dans le stade les coureurs vont des atholthètes à la borne, ou inversement. Il faut, en effet, partir des choses connues ; et une chose est dite connue en deux sens, soit pour nous, soit d’une manière absolue. Sans doute devons-nous partir des choses qui sont connues pour nous. Voilà pourquoi il faut avoir été élevé dans des mœurs honnêtes, quand on se dispose à écouter avec profit un enseignement portant sur l’honnête, le juste et, d’une façon générale, sur tout ce qui a trait à la politique (car ici le point de départ est le fait, et si le fait était suffisamment clair, nous serions dispensés de connaître en sus le pourquoi) Or, l’auditeur tel que nous le caractérisons, ou bien est déjà en possession des principes, ou bien est capable de les recevoir facilement. Quant à celui qui ne les possède d’aucune de ces deux façons, qu’on le renvoie aux paroles d’Hésiode :

Celui-là est absolument parfait qui de lui-même réfléchit sur toutes choses.
Est sensé encore celui qui se rend aux bons conseils qu’on lui donne.
Quant à celui qui ne sait ni réfléchir par lui-même, ni, en écoulant les leçons d’autrui,
Les accueillir dans son cœur, celui-là en revanche est un homme bon à rien.




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