Le cours précédent n’a finalement porté que sur la question de savoir ce que signifie l’analogie par laquelle Aristote s’élève des arts et métiers à l’éthique : le passage de l’idée de fonction ou d’œuvre, qui suppose un métier, une compétence technique déterminée, c’est-à-dire une spécialisation, à la tâche de l’homme en tant qu’homme. Nous allons aujourd’hui parvenir à la notion de vertu ou d’excellence. De l’idée de fonction ou de tâche, nous allons simplement passer à celle de fonction bien remplie : l’homme de bien – spoudaios - accomplit sa tâche d’homme. Reprenons Montaigne : il « fait bien l’homme et dûment ». L’homme est son œuvre.
La vertu ou excellence – arétè - est la disposition ou l’aptitude « en vertu de » laquelle l’homme est pleinement homme. Tel était l’objet annoncé pour le cours précédent, que nous considérerons aujourd’hui avant de passer à l’idée de vie rationnelle ou raisonnable, et de là à la distinction aristotélicienne entre vertus éthiques et dianoétiques, morales et intellectuelles, du caractère ou de l’intelligence, à partir du chapitre 13 du livre 1 de l’Ethique à Nicomaque.
www.univ-conventionnelle.com/downloads/files/46463/
La vertu ou excellence – arétè - est la disposition ou l’aptitude « en vertu de » laquelle l’homme est pleinement homme. Tel était l’objet annoncé pour le cours précédent, que nous considérerons aujourd’hui avant de passer à l’idée de vie rationnelle ou raisonnable, et de là à la distinction aristotélicienne entre vertus éthiques et dianoétiques, morales et intellectuelles, du caractère ou de l’intelligence, à partir du chapitre 13 du livre 1 de l’Ethique à Nicomaque.
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