Sans autre précaution, nous allons lire les cinq premiers paragraphes de la Critique de la faculté de juger, qui établissent que « le goût est la faculté de juger d’un objet ou d’un mode de représentation, sans aucun intérêt, par une satisfaction ou une insatisfaction. On appelle beau l’objet d’une telle satisfaction. »
Attention, cette expression : « sans aucun intérêt », n’a pas ici le sens que nous lui donnons d’ordinaire en français ! Et de la même façon il ne s’agit pas du désintérêt qui caractérise un acte dont le profit n’est pas le mobile.
Il faudra donc réfléchir sur l’idée de goût : qu’est-ce qu’avoir du goût, ou manquer de goût ? On voit bien que selon cet usage, qui est ordinaire, le terme de goût désigne une prétention normative : ce qui exclut tout relativisme, et donc toute confusion entre le beau et l’agréable. Et pourtant cette normativité ne saurait être de même nature que celle des normes logiques ou morales, ce qui exclut aussi toute confusion entre le beau et le bon (l’utile ou le bien).
Le plaisir exprimé par le jugement : « c’est beau », se rapporte non pas à une chose mais à la représentation de cette chose. Ainsi nous nous plaisons à l’apparence d’une chose, indépendamment de la valeur vitale, sociale, marchande, morale de cette chose, et même indépendamment de ce que nous pouvons en apprendre : plaisir totalement « libre », plaisir de contempler.
La première lecture ne saurait rendre compte de tout le détail du texte et nous laisserons donc des zones d’ombre : à chacun, lorsque l’ouvrage aura été une fois parcouru, de relire ! Et pour commencer, le lecteur apprenti doit travailler les exemples proposés par Kant.
Attention, cette expression : « sans aucun intérêt », n’a pas ici le sens que nous lui donnons d’ordinaire en français ! Et de la même façon il ne s’agit pas du désintérêt qui caractérise un acte dont le profit n’est pas le mobile.
Il faudra donc réfléchir sur l’idée de goût : qu’est-ce qu’avoir du goût, ou manquer de goût ? On voit bien que selon cet usage, qui est ordinaire, le terme de goût désigne une prétention normative : ce qui exclut tout relativisme, et donc toute confusion entre le beau et l’agréable. Et pourtant cette normativité ne saurait être de même nature que celle des normes logiques ou morales, ce qui exclut aussi toute confusion entre le beau et le bon (l’utile ou le bien).
Le plaisir exprimé par le jugement : « c’est beau », se rapporte non pas à une chose mais à la représentation de cette chose. Ainsi nous nous plaisons à l’apparence d’une chose, indépendamment de la valeur vitale, sociale, marchande, morale de cette chose, et même indépendamment de ce que nous pouvons en apprendre : plaisir totalement « libre », plaisir de contempler.
La première lecture ne saurait rendre compte de tout le détail du texte et nous laisserons donc des zones d’ombre : à chacun, lorsque l’ouvrage aura été une fois parcouru, de relire ! Et pour commencer, le lecteur apprenti doit travailler les exemples proposés par Kant.
La critique du jugement 3.mp3 (78.04 Mo)