Voici donc les deux derniers cours de l’année.
J’ai commencé la lecture d’Alain par l’étude de ce qui est le centre de sa pensée, la philosophie de la perception. Les deux derniers cours (25 mai et la semaine suivante le 1° juin) porteront sur un aspect essentiel de cette réflexion, que nous avons déjà rencontré : le monde n’est pas un spectacle, il n’est connu comme réel que par le travail.
Mais quel travail ? Quelle sorte de travail ? Nous reviendrons donc sur la distinction que fait Alain entre bourgeois et prolétaires pour comprendre le rapport de l’homme au monde, et peut-être aurons-nous ainsi des armes pour comprendre le tour qu’a pris aujourd’hui l’économie : elle est bourgeoise et non prolétaire, c’est-à-dire tout entière déterminée par la superstition des hommes et non par les nécessités du travail.
Il faudrait relire l’Emile de Rousseau, qui montre pourquoi les hommes sont perdus lorsque leurs pensées et leurs passions sont déterminées par les rapports qu’ils ont entre eux et non par leur rapport aux mondes des choses. Idée difficile qu’il nous faudra tenter de formuler.
Mais cette annonce est bien sibylline ! Commencez donc par lire les deux propos d’Alain que je mets en ligne (ici et là).
J’ai commencé la lecture d’Alain par l’étude de ce qui est le centre de sa pensée, la philosophie de la perception. Les deux derniers cours (25 mai et la semaine suivante le 1° juin) porteront sur un aspect essentiel de cette réflexion, que nous avons déjà rencontré : le monde n’est pas un spectacle, il n’est connu comme réel que par le travail.
Mais quel travail ? Quelle sorte de travail ? Nous reviendrons donc sur la distinction que fait Alain entre bourgeois et prolétaires pour comprendre le rapport de l’homme au monde, et peut-être aurons-nous ainsi des armes pour comprendre le tour qu’a pris aujourd’hui l’économie : elle est bourgeoise et non prolétaire, c’est-à-dire tout entière déterminée par la superstition des hommes et non par les nécessités du travail.
Il faudrait relire l’Emile de Rousseau, qui montre pourquoi les hommes sont perdus lorsque leurs pensées et leurs passions sont déterminées par les rapports qu’ils ont entre eux et non par leur rapport aux mondes des choses. Idée difficile qu’il nous faudra tenter de formuler.
Mais cette annonce est bien sibylline ! Commencez donc par lire les deux propos d’Alain que je mets en ligne (ici et là).
Lire Alain 11.mp3 (139.43 Mo)